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La carence en fer
Écrit par L'Equipe Nutri-Diet   
15-05-2006
Index de l'article
La carence en fer
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Pertes et anémie du sportif

 

Naturellement, une petite quantité de fer est éliminée par les urines, la sueur, les excrétions et chez les femmes lors de la menstruation. Cependant, un régime alimentaire moyen permet de compenser largement ces pertes.

Pourtant, de nombreuses carences sont associées à la pratique physique intense. Ces déficits et la baisse du taux d'hémoglobine qui peut en dériver ont conduit au nom "d'anémie du sportif".
Selon certains auteurs, l'anémie du sportif peut s'expliquer par :
- une excrétion accrue par transpiration
- une diminution de l'absorption suite aux adaptations (ou troubles) de la digestion liées à la pratique physique
- une augmentation du rejet dans les selles suites à ces mêmes troubles digestifs. Des atteintes des muqueuses gastrique et intestinale conduisent à des hémorragies donc à la fuite du fer contenu dans l'hémoglobine (voir chapitre suivant : les troubles digestifs).
- un régime alimentaire pauvre en ce minéral. Cette origine est surtout prégnante chez les sportifs spécialistes d'endurance ou chez les personnes végétariennes.
- la dégradation des globules rouges suite à des adaptations hormonales, à l'augmentation du flux sanguin et aux chocs provoqués dans la pratique. En course à pied, le phénomène mécanique direct serait particulièrement marqué sous la plante des pieds.

Par ailleurs, un déficit en cuivre peut provoquer une anémie. En effet, fer et cuivre sont deux minéraux dont les dynamiques sont fortement liées. Dans ce cas, un apport suffisant en cuivre met fin à la carence en fer.

Fort heureusement, selon un mécanisme typique de régulation (physiologie/énergie) l'organisme réagit à un manque de fer par une épargne.

Quelles que soient les origines, un certain nombre de signes permettent de faire penser à une carence en fer.

Repérer l'anémie

 
Une anémie s'accompagne généralement de symptômes généraux de fatigue :
- fatigue extrême
- irritabilité, nervosité
- apparition de problèmes de la contraction musculaire
- difficultés à s'entraîner et baisse des performances physiques 

Toutefois, "l'anémie du sportif" peut ne pas provoquer de tels changements, de même qu'elle n'entraîne que rarement une baisse des performances sportives. Ce phénomène pourrait être du au fait que la soi disant anémie n'en est pas une. En effet, l'exercice s'accompagne d'une redistribution du fer dans l'organisme. Les réserves peuvent être mobilisées à des fins de fonctionnement. Toute mesure montrerait alors une réduction considérable des stocks alors que ceux ci ne sont, en fait, que momentanément abaissés.
Seule une mesure judicieuse des paramètres biologiques permet alors de se faire une idée sur les réserves de fer.

L'estimation des réserves en fer de l'organisme se fait notamment par dosage sanguin de la ferritine (précurseur) et de transferrine (transporteur). Ces mesures sont très imparfaites. En effet, elles ne portent que sur un millième des provisions de l'organisme.
Toutefois le fait que la baisse des réserves en fer précède systématiquement la chute du taux d'hémoglobine peut servir de signe annonciateur.

En simplifiant, la survenue d'une anémie peut se faire en trois étapes successives :


1) la ferritine, qui est un précurseur du fer, voit son taux baisser.


2) le fer sérique, qui est un mode de mise en réserve du fer, baisse à son tour. Cette diminution du fer sérique survenant tardivement, elle doit être prise très au sérieux par le sportif.


3) Le nombre de globules rouges et le taux d'hémoglobine diminuent,  il peut atteindre des valeurs inférieures à 12g/100ml chez l'homme-. Pour repérer la baisse de l'hémoglobine il est important de connaître l'évolution de son taux dans le temps. Ceci suppose que le sportif très entraîné effectue des mesures régulières (plusieurs fois dans l'année).
Quand cette troisième phase est atteinte, le transport des gaz par le sang peut être affecté ; les taux de lactate à l'exercice peuvent être augmentés.

La succession de ces trois étapes s'explique par le fait que la moelle osseuse de l'organisme a besoin de fer pour élaborer les jeunes globules rouges (réticulocytes). Si les stocks ne sont pas suffisants, la synthèse, donc à terme la quantité de globules rouges, est réduite. C'est par ce processus que la ferritine et le nombre de jeunes globules rouges sont liés.

Une diminution de l'entrain et des performances sportives, des analyses sanguines reflétant un déficit en ferritine ou en fer sérique peuvent inciter le sportif à prendre des dispositions alimentaires.

 



Dernière mise à jour : ( 07-02-2008 )
 
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